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Article : Réaliser des films pour les autres

ven 27/05/2022 - 10:26

Cura personalis en action

Par Andrés Canella (2002)

Publié à l'origine dans l'édition Hiver/Printemps 2022 du Loyola Today.

Des premiers jours de Stephen Campanelli comme cadreur avec Clint Eastwood à ses plus récents projets en tant que réalisateur de longs métrages, sa passion pour le cinéma se mesure par l’effet qu'il a sur les autres.

Son dernier film, Drinkwater, s’est retrouvé à l’affiche de nombreux festivals à la fin de 2021. Il a été présenté en première au Festival international du film de Calgary (CIFF) et a remporté le prix du public à Calgary, Whistler et Hamilton. Cette comédie canadienne mettant en vedette Daniel Doheny (Alex Strangelove) et Eric McCormack (Will & Grace) a fait du bien à l’auditoire après presque deux ans de restrictions liées à la pandémie.

« Quand vous entendez une centaine de personnes rire en même temps, c'est très contagieux », déclare M. Campanelli.

Peu après la première à Calgary, il raconte qu'une infirmière de la salle d’urgence, confrontée à la situation tragique dans les hôpitaux pendant la pandémie de COVID-19, l'a remercié de lui avoir donné l'occasion d'oublier sa réalité pendant deux heures et de se plonger dans le film. « Réaliser des films peut sembler très matérialiste, mais quand on entend une histoire comme celle-là, on mesure leur véritable impact. »

Stephen Campanelli note que cet échange l'a incité, avec ses producteurs, à proposer une séance gratuite du film à tous les professionnels de la santé du pays, en partenariat avec Tim Hortons et Cineplex. Pour lui, c'est une façon de « rendre la pareille » et de remercier les travailleurs de la santé sur la ligne de front de la pandémie.

Les films ont la capacité d’avoir un impact tant sur le public que sur le réalisateur. L'œuvre la plus connue de Campanelli est Cheval indien (Indian Horse), l'adaptation en 2017 du roman de Richard Wagamese. Ce film relate l’histoire d'un jeune Ojibway qui subit la perte de sa culture et démontre les nombreux traumatismes infligés par le système des pensionnats autochtones.

« L’effet du livre a été hallucinant. J'étais tellement en colère et j'avais tellement honte d'être un Canadien et de ne pas savoir que cela s'était produit dans mon pays. »

Après avoir exprimé son désir de partager cette histoire avec le monde, et après de longues discussions avec l'auteur du livre et sa famille, c'est Roger Frappier, le légendaire réalisateur de films québécois, qui l’a recommandé pour réaliser le film. Bien que Richard Wagamese soit décédé avant la sortie du film, Campanelli affirme « qu'il n'y a pas une once de moi dans ce film - c'est tout Richard ».

Le partage d'histoires, en particulier celles qui révèlent de dures vérités sur l'histoire d'une nation, est au cœur de la réalisation de films percutants. Campanelli se souvient d'avoir travaillé avec Clint Eastwood sur son film de 2016 intitulé Lettres d’Iwo Jima (Letters from Iwo Jima) et d'avoir parlé avec des étudiants japonais qui ignoraient cette partie importante de l'histoire de leur pays.

Il est reconnaissant que le film Cheval indien contribue à modifier les récits sur le Canada et les peuples autochtones, surtout si cela a une influence sur l'éducation des jeunes. Son film fait désormais partie du programme d'histoire de Loyola.

Campanelli garde de bons souvenirs de ses années à Loyola, et ne doute pas que plusieurs futurs cinéastes y seront formés. « Mon rêve était de rencontrer Clint Eastwood... Je n'aurais jamais imaginé que je travaillerais avec lui. » Depuis ses humbles débuts comme membre du département audiovisuel à trimbaler des magnétophones dans l'école jusqu'à la réalisation de ses rêves, il avait ces mots à partager avec les élèves en arts médiatiques lors de sa visite à Loyola il y a quelques années : « Rêvez grand. »

Stephen Campanelli Stephen Campanelli '76
Stephen a grandi à N.D.G., à quelques rues de l’école Loyola, et a obtenu son diplôme de Loyola en 1976. Il a suivi le programme de production cinématographique de Concordia et, après avoir réalisé plusieurs courts métrages, il a remporté le premier prix au Festival du film étudiant canadien. Son premier projet professionnel a été le tournage de Meatballs 3, qui a marqué le début de plusieurs années de travail acharné en tant que cadreur. Il s'est forgé une réputation qui l'a mené à travailler auprès de son idole d'enfance, Clint Eastwood, sur plusieurs films, dont Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County) en 1995. Depuis, il a réalisé quatre longs métrages et compte plus de 110 films en tant que cadreur.

Crédit photo(s): Claire Folger

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